Le Premier Padel P1 de Londres a démarré par une purge chez les hommes : Yanguas/Stupaczuk, Leal/Guerrero et Garrido/Bergamini, tous têtes de série, ont plié dès leur entrée en lice mercredi. Côté femmes, Caldera et Goenaga ont créé la sensation en sortant des demi-finalistes de Pretoria.
Yanguas/Stupaczuk, le retour raté
La paire numéro quatre mondiale revenait à la compétition après avoir fait l'impasse sur Pretoria pour raison physique, et ce retour tourne au calvaire. Mike Yanguas et Franco Stupaczuk tombent dès les seizièmes face à José Solano et Ramiro Pereyra, une paire pourtant issue des qualifications, battus 6-4 puis 6-1 après avoir remporté la première manche au tie-break.
Le contexte rend la désillusion plus lourde encore. Depuis le début de l'été, la paire enchaîne les sorties précoces : quarts de finale à Malaga, quarts à nouveau à Valladolid, puis forfait à Pretoria. Stupaczuk a réagi sur les réseaux sociaux après la défaite : « On arrivait à Londres avec beaucoup d'incertitudes et seulement quelques jours d'entraînement, mais avec la volonté de rivaliser et de terminer cette première partie de saison le mieux possible. Ça n'a pas été possible. »
Leal/Guerrero, la chute après la finale de Pretoria
Trois jours seulement après avoir disputé la finale de Pretoria, Javi Leal et Fran Guerrero, septièmes têtes de série, repartent de Londres dès le premier tour. Mariano González et Curro Cabeza signent l'un des plus gros résultats de leur carrière en les éliminant 6-3, 4-6, 7-5 au terme d'un match très disputé.
La rencontre a laissé des traces en dehors du court : une discussion tendue entre les deux partenaires à l'issue du match a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, et Fran Guerrero est revenu publiquement dessus par la suite.
En une seule journée à Londres, quatre têtes de série masculines tombent et le tableau change complètement de visage.
Garrido/Bergamini et Barahona/Chozas, la razzia continue
Neuvièmes têtes de série, Javi Garrido et Lucas Bergamini remportent pourtant la première manche face à Juan Cruz Belluati et Ignacio Piotto, mais s'inclinent finalement 3-6, 6-4, 6-1. Une élimination de plus dans un tableau masculin qui n'épargne aucun favori ce mercredi.
Un autre duo classé tombe le même jour : Javi Barahona et Álex Chozas, quatorzièmes têtes de série, cèdent face à David Gala et Enzo Jensen 6-3, 6-1. Le tableau a changé de visage en une seule journée.
Les cadors, eux, passent sans trembler
Pendant que les surprises s'enchaînent, les principaux prétendants au titre valident leur billet pour les huitièmes. Arturo Coello et Agustín Tapia dominent les frères Nuno et Miguel Deus 6-2, 6-4, quand Fede Chingotto et Ale Galán, sacrés à Pretoria, ont besoin de trois manches pour venir à bout de Flavio Abbate et Álvaro Montiel (6-3, 6-7, 6-2).
- Coello/Tapia affronteront José Jiménez et Álex Arroyo
- Chingotto/Galán retrouveront Álex Ruiz et Javi García
- Juan Lebrón et Leo Augsburger, larges vainqueurs de Clément Geens et Thomas Leygue (6-2, 6-2), défieront Juan Tello et Maxi Arce
Dans le sillage des éliminations du jour, Martín Di Nenno et Paquito Navarro, cinquièmes têtes de série, se sont eux aussi qualifiés et retrouveront David Gala et Enzo Jensen en huitièmes.
Chez les femmes, Caldera et Goenaga frappent fort
Le tableau féminin réserve lui aussi sa dose de sensation. Bea Caldera et Carmen Goenaga infligent un sévère 6-1, 6-1 à Alejandra Salazar et Aranza Osoro, huitièmes têtes de série et récentes demi-finalistes à Pretoria. Le match est plié en 58 minutes à peine.
Une entrée en matière qui place d'emblée Caldera et Goenaga parmi les paires à surveiller pour la suite du tournoi londonien.
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