Le circuit Premier Padel a fermé boutique jusqu'au P1 de Madrid en septembre, mais les meilleurs joueurs du monde n'ont pas chômé pour autant. Entre la Pro Padel League à Los Angeles et la World Padel League à Mumbai, le padel version franchises a pris le relais avec panache.
Une coupure qui n'en est pas vraiment une
Après le dernier P1 de Londres, le circuit Premier Padel a officiellement mis les compteurs sur pause jusqu'à la reprise programmée début septembre, avec le P1 de Madrid en ligne de mire. Une trêve méritée pour un calendrier qui ne laisse que peu de répit aux joueurs du top mondial.
Mais ne t'y trompe pas : le padel ne connaît pas vraiment de saison morte. Pendant que certains ont profité de ces semaines pour souffler et recharger les batteries, une bonne partie du plateau mondial s'est dispersée aux quatre coins du globe pour disputer des tournois par équipes ou des exhibitions taillées pour conquérir de nouveaux territoires.
Los Angeles, deuxième étape de la Pro Padel League
Après un lancement à New York quelques semaines plus tôt, la Pro Padel League a posé ses valises au Barker Hangar de Santa Monica, en Californie, pour sa deuxième étape de la saison. Le format reste fidèle à lui même : trois jours intenses, une phase de poules disputée sans concession, puis un Podium Day électrique pour désigner les champions et le troisième du classement.
Cette édition a vu les franchises se montrer plus raisonnables sur les gros transferts et les dépenses XXL de la saison précédente. Mais la baisse du budget n'a en rien terni le spectacle : cette classe médiane et supérieure du padel mondial a pris ses responsabilités et tiré la compétition vers le haut.
Parmi les dix franchises engagées, plusieurs paires ont attiré tous les regards. Tolito Aguirre et Pincho Fernández ont porté les couleurs des Los Angeles Beat, tandis que David Gala et Maxi Arce ont représenté México Waves, et Noa Cánovas avec Caro Orsi ont défendu Florida Goats. Les frappes puissantes d'Álex Arroyo et Tino Libaak (DC Matrix), de Jairo Bautista et José Jiménez (Stingrays), ou encore d'Álex Ruiz et Mario Huete (Toronto Polar Bears) n'ont pas non plus laissé indifférent.
Le Premier Padel fait relâche, mais la planète padel, elle, ne s'arrête jamais de tourner.
Mumbai, la fièvre du padel version Bollywood
À des milliers de kilomètres de la côte ouest américaine, c'est Mumbai qui s'est parée de ses plus beaux atours pour accueillir la quatrième saison de la World Padel League. Un rendez-vous qui a rassemblé 36 joueurs internationaux répartis en six franchises, preuve supplémentaire que l'engouement pour le format 20x10 dépasse largement les frontières européennes et sud-américaines.
Le titre est revenu aux Game Changers Lions, plus rugissants que les Aussie Mavericks Jaguars en finale, avec une victoire nette sur le score de 19-10 (format au meilleur de trois matchs, en un set chacun, avec cumul des jeux).
Le scénario de la finale a vu Bea González et Paula Josemaría ouvrir les hostilités en s'imposant 6-3 face à Ale Alonso et Claudia Jensen. Teo Zapata et Fede Mouriño ont ensuite creusé l'écart avec un 6-2 sans appel contre Nacho Piotto et Enzo Jensen, avant que Gonza Alfonso et Sanyo Gutiérrez ne scellent le triomphe des Lions au terme du duel le plus disputé de la soirée.
Un signal fort pour le padel mondial
Que ce soit sous le soleil californien ou dans l'effervescence indienne, ces deux compétitions confirment une tendance de fond : le format par franchises séduit un public toujours plus large et permet au padel de s'implanter sur des marchés encore peu familiers avec la petite balle jaune.
Pour les joueurs, ces rendez-vous représentent aussi l'occasion de garder le rythme de compétition sans attendre la reprise du circuit officiel, tout en découvrant des formats de jeu différents et des publics enthousiastes, loin des habitudes du Premier Padel.
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