À la trêve estivale, le circuit Premier Padel version féminine n'a jamais semblé aussi ouvert : cinq paires différentes ont déjà soulevé un titre en quinze tournois. Entre Gemma Triay et Delfi Brea qui reprennent la main, Bea González et Paula Josemaría qui ont enchaîné une série impressionnante, et Ari Sánchez et Andrea Ustero qui restent redoutables malgré les pépins physiques, la lutte pour la place de numéro un promet une seconde partie de saison électrique.
Une première partie de saison qui échappe à toute logique
Le pádel féminin n'avait pas connu un tel niveau d'incertitude depuis longtemps. Les favorites historiques restent bien présentes, mais elles ne peuvent plus se contenter de leur statut sur le papier pour l'emporter. Les jeunes paires montent en pression, de nouveaux duos s'imposent sans complexe, et chaque tournoi semble révéler une héroïne différente.
Le bilan chiffré parle de lui-même : sur quinze tournois disputés, cinq paires distinctes ont déjà décroché un titre. Une semaine ne ressemble jamais à la précédente, et le circuit part en pause estivale avec la course au numéro un totalement ouverte.
Gemma Triay et Delfi Brea reprennent la main, mais plus seules au monde
Alors que le trône semblait pouvoir changer définitivement de mains, Gemma Triay et Delfi Brea ont bouclé la première partie de saison en retrouvant l'autorité qui les caractérisait la saison passée. Les protégées de Seba Nerone et Jorge Martínez arrivent à la pause avec cinq titres au compteur, dont l'Italy Major, le premier des quatre grands rendez-vous de la saison et l'un des tournois les plus prestigieux et généreux en points.
À ce trophée majeur s'ajoutent Gijón P2, Cancún P2, Pretoria P1 et Málaga P1. Une série qui leur a permis de reprendre du terrain dans la Race et de retrouver cette impression de paire quasi indestructible quand les deux joueuses affichent leur meilleur niveau.
Mais même elles n'ont pas réussi à monopoliser le circuit. Défaites inattendues, finales à rallonge, adversaires capables de leur tenir tête : autant de signaux qui confirment que le pádel féminin traverse l'une de ses périodes les plus disputées.
Cinq paires différentes, un seul constat : plus personne ne règne seul sur le pádel féminin.
Bea González et Paula Josemaría, la série la plus impressionnante de l'année
S'il y a bien une paire capable d'avoir dominé une bonne partie de la saison, c'est celle formée par Bea González et Paula Josemaría. Les deux Espagnoles ont signé la série la plus spectaculaire de l'année avec six titres remportés, dont quatre de manière consécutive : Miami P1, NewGiza P2, Bruselas P2, Asunción P2, Buenos Aires P1 et Valladolid P2.
Pendant plusieurs mois, elles ont semblé injouables. Bea a retrouvé sa meilleure condition physique, tandis que Paula a confirmé qu'elle reste l'une des joueuses les plus décisives du circuit mondial. Mais la montée en puissance générale du plateau a fini par les rattraper aussi.
Les défaites concédées face à de jeunes paires comme Claudia Fernández et Martina Calvo, ou Tamara Icardo et Claudia Jensen, ont montré qu'il n'existe plus aucune marge pour relâcher son niveau, même l'espace d'un seul match.
Ari Sánchez et Andrea Ustero, une alternative crédible malgré les blessures
Freinées par des blessures qui les ont contraintes à manquer deux tournois, Ari Sánchez et Andrea Ustero ont tout de même démontré qu'elles comptent parmi les grandes alternatives au duo de tête. Elles ont lancé leur saison en s'imposant à Riad P1, avant de soulever un nouveau trophée à Valencia P1.
Au-delà des titres, la paire a livré certains des matchs les plus spectaculaires de l'année, confirmant que sur un bon jour, elle peut faire douter n'importe quelle référence du circuit.
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