Au London Premier Padel P1, un point litigieux en dieciseisavos de finale a mis le feu aux poudres. La revue vidéo a donné raison à Nuria Rodríguez et Giulia Dal Pozzo, mais l'arbitre a quand même fait rejouer le point, provoquant une colère froide de la joueuse andalouse et plusieurs minutes d'arrêt de jeu.
Une balle qui change tout le débat
Le scénario se joue en dieciseisavos de finale du London Premier Padel P1, entre Sofía Araújo et Marta Ortega d'un côté, Nuria Rodríguez et Giulia Dal Pozzo de l'autre. Le tableau affiche 6-3 et 3-1 en faveur du duo Araújo-Ortega, qui tient une balle de break pour quasiment plier la rencontre.
Sur cette balle décisive, Rodríguez place une frappe très serrée, à la limite des lignes. Ortega la stoppe aussitôt en la désignant faute, et l'arbitre de chaise, Virginia Lagata, confirme cette lecture. Rodríguez et Dal Pozzo demandent alors la révision vidéo, qui démontre que la balle était en réalité bonne.
Là où le duo espagnol et italien attendait logiquement l'attribution du point, l'arbitre tranche autrement : elle ordonne de rejouer l'échange. Une décision qui met immédiatement le feu aux poudres sur le court.
La colère de Nuria Rodríguez
Visiblement excédée, Nuria Rodríguez réclame la présence du superviseur du tournoi et interrompt le jeu plusieurs minutes. Elle explique sa lecture du règlement : quand une joueuse arrête une balle en la jugeant faute et que la vidéo prouve le contraire, le point doit revenir automatiquement à l'adversaire, pas être rejoué. Elle rappelle qu'un cas quasiment identique s'était déjà produit à Valladolid quelques semaines plus tôt.
La tension ne redescend pas. La joueuse de Sanlúcar de Barrameda va jusqu'à évoquer la possibilité de quitter le court si ce type de décision continue de se répéter à chaque tournoi, laissant entendre qu'elle et sa partenaire pourraient tout simplement serrer la main et partir plutôt que de continuer dans ces conditions.
Quand la vidéo donne raison à la joueuse mais que l'arbitre garde le dernier mot, c'est la confiance dans le système qui perd le point.
Un malaise qui dépasse ce seul match
Rodríguez ne s'arrête pas à l'épisode du jour. Elle met directement en cause la crédibilité de l'arbitrage sur le circuit, évoquant d'autres épisodes vécus par son équipe : une finale et un set perdus selon elle à cause de décisions similaires. Elle pointe aussi l'absence de conséquence pour les arbitres concernés, en soulignant que la même personne officiera de nouveau dès le lendemain.
Elle rappelle également un précédent survenu du côté de la Plaza Mayor, avec un autre officiel du nom d'Honorio, jugeant qu'il ne devrait plus être autorisé à arbitrer. Pour elle, ces épisodes s'additionnent et alimentent un vrai débat de fond sur l'usage et l'interprétation de la vidéo sur le circuit.
Un tournoi de Londres à cran
Cette polémique arbitrale n'est pas la seule source de tension du tableau londonien. En huitièmes de finale, Juan Lebrón et Leo Augsburger, pourtant numéro 3 mondiale, ont dû batailler pour écarter Maxi Arce et Juan Tello, auteurs d'un premier set à 6-3 qui a mis la paire espagnole et argentine en grande difficulté.
Les changements de côté ont été électriques : un Lebrón frustré interpellant son équipe sur le rang qu'elle occupe réellement, un échange tendu avec l'entraîneur Agustín Gómez Silingo sur la lecture du jeu, puis un Augsburger qui finit par lâcher qu'il ne s'adresse plus à son partenaire et se concentre uniquement sur la victoire. Le staff a dû recadrer les échanges avant que la paire ne retrouve son sérieux et ne renverse la rencontre.
- Un premier set perdu 6-3 face à des outsiders inspirés
- Deux prises de bec en changement de côté
- Une remontée obtenue malgré une ambiance électrique dans le camp numéro 3
Test de niveau · gratuit
Tu joues à quel niveau, vraiment ?
12 questions, 3 minutes. Tu reçois ton niveau et les tournois à ta portée par e-mail.
JE DÉCOUVRE MON NIVEAU !