Cinq paires différentes ont déjà soulevé un titre depuis le début de l'année sur le circuit féminin, une rareté après des saisons dominées par une poignée de duos. Entre Bea González-Paula Josemaría en quête de couronne, Gemma Triay et Delfi Brea qui veillent au grain, et une nouvelle génération qui n'attend plus qu'on la choisisse, le classement s'annonce indécis jusqu'en décembre.
Une hiérarchie totalement rebattue
Il y a des saisons où, dès le tableau affiché, on sait presque qui lèvera le trophée le dimanche. 2026 n'est clairement pas ce genre de saison. Sur la première partie du calendrier féminin, cinq paires différentes ont déjà décroché un titre, un chiffre qui tranche avec des années où deux ou trois duos monopolisaient les sacres.
Cette imprévisibilité doit beaucoup au grand chamboulement des associations qui a secoué le marché en début d'année, et qui continue de produire des effets. Des paires se sont formées, d'autres se sont séparées, et le résultat est un circuit où prédire le vainqueur d'un tournoi relève presque du pari.
Bea González et Paula Josemaría, la puissance sans encore la régularité
Quand Bea González et Paula Josemaría ont uni leurs forces, l'objectif affiché était clair : viser la place de numéro un. Sur cette première moitié de saison, elles sont d'ailleurs celles qui ont accumulé le plus de titres, allant jusqu'à enchaîner cinq victoires consécutives, une séquence qui a fait planer sur le circuit une véritable domination.
Mais il leur manque encore un ingrédient pour paraître totalement inarrêtables : la constance. Le problème n'est pas le manque de victoires, loin de là, mais la difficulté à conclure certains matchs et certaines finales avec l'autorité qu'on attendrait d'une paire prétendant au trône. Il y a des jours où elles semblent capables de tout balayer, et d'autres où elles laissent une porte ouverte que des adversaires de mieux en mieux préparées savent exploiter.
En 2026, le padel féminin a décidé de ne plus suivre de scénario écrit d'avance.
Triay et Brea, la couronne qui n'a pas besoin de courir
Pendant que Bea González et Paula Josemaría tentent de prendre d'assaut le sommet, Gemma Triay et Delfi Brea observent la situation d'un œil attentif. Toujours numéro un mondial, elles n'ont pour l'instant aucune raison de précipiter les choses : la couronne est déjà sur leur tête, et rien n'oblige à bousculer un équilibre qui leur reste favorable.
Cette position d'observation, presque confortable, contraste avec l'énergie déployée par leurs poursuivantes. Elle illustre aussi la particularité de cette saison : le pouvoir n'a jamais semblé aussi disputé, mais celles qui le détiennent encore n'ont pas cédé un pouce de terrain.
Les jeunes ne veulent plus attendre leur tour
Autre tendance marquante de ce début d'année : la multiplication des paires composées de deux jeunes joueuses, plutôt que le traditionnel schéma vétérane confirmée associée à une promesse. Pendant des années, ce modèle a permis de transmettre l'expérience d'un côté et d'accélérer l'apprentissage de l'autre. Mais le vent semble tourner.
Martina Calvo et Claudia Fernández incarnent parfaitement ce changement, tout comme Raquel Eugenio et Martina Fassio. Ces duos représentent une génération qui ne se contente plus d'attendre qu'une joueuse consacrée les choisisse pour se lancer : elles construisent leur propre chemin, ensemble, et comptent bien secouer la hiérarchie de l'intérieur.
- Cinq paires titrées différentes depuis le début de la saison
- Bea González-Paula Josemaría, meilleur total de titres mais irrégularité persistante
- Gemma Triay-Delfi Brea, toujours numéro un et en position d'attente
- Martina Calvo-Claudia Fernández et Raquel Eugenio-Martina Fassio, symboles d'une nouvelle génération qui s'associe entre jeunes joueuses
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