Rotterdam, Düsseldorf, Milan : Chingalán reste trois tournois de suite sans finale, et les questions pleuvent sur l'avenir de la paire. Ale Galán, 30 ans et bientôt papa, veut redevenir numéro 1. Reste à savoir si, pour y arriver, il doit changer de partenaire ou garder Fede Chingotto.
Trois tournois, zéro finale
Ça commence à se voir. À Rotterdam, à Düsseldorf, puis à Milan, Galán et Chingotto ont fini leur tournoi avant le dernier dimanche. À Milan, ils sont tombés samedi en demi-finale du P1 contre Lebrón et Augsburger.
Pour une paire habituée à jouer tous les titres, cette série met la pression sur la suite de la saison. Et elle relance mécaniquement le débat sur la solidité du projet.
« Chingalán » pour longtemps, assure Galán
Avant sa défaite en demi-finale, Galán s'était montré clair : pour lui, la paire a encore de beaux jours devant elle. Mieux vaut s'en tenir à cette position avant d'imaginer une rupture qui n'existe pas à ce stade.
Mais on comprend que les questions arrivent. Galán a 30 ans, il va devenir père, et il sait que la fenêtre pour retrouver la place de numéro 1 ne reste pas ouverte indéfiniment. Après trois tournois sans finale, il est logique de se demander s'il lui faut autre chose pour franchir la dernière marche.
Changer n'est pas toujours plus ambitieux que rester : parfois, le vrai courage est de creuser là où tu es.
Un choix qui n'a rien d'évident
Le vrai dilemme est là : Galán ne choisit pas entre une paire qui marche et une paire qui ne marche pas. Il choisit entre une paire qui marche très bien et la possibilité d'en trouver une qui marcherait encore mieux.
Il pourrait aller chercher un autre joueur de droite, un Yanguas, un Jon, un Libaak ou un autre, et accepter de repartir de zéro. Il peut aussi rester avec Chingotto, qu'il a lui-même présenté plusieurs fois comme le meilleur partenaire qu'il ait eu, et avec qui il a atteint un niveau presque extraterrestre.
Zone de confort : piège ou point d'appui ?
On nous répète qu'il faut sortir de sa zone de confort, se mettre en difficulté et prendre des risques pour progresser. Mais rester dans sa zone de confort ne veut pas forcément dire s'être endormi. Parfois, c'est avoir trouvé un endroit d'où l'on peut continuer à grandir sans repartir de la page blanche.
C'est exactement ce que Galán a avec Chingotto : beaucoup de victoires et une entente sur le court qui ne se construit pas en un claquement de doigts. Il connaît le jeu de Fede et sait ce qu'il peut attendre de lui dans les moments tendus. Ensemble, ils ont trouvé une façon de jouer qui les a maintenus longtemps dans la bagarre pour tous les titres.
Casser ça peut mener à mieux, mais peut aussi faire perdre une formule déjà maîtrisée. Pour un joueur qui ne vise pas seulement le top mais bien la place de numéro 1, la question n'est pas seulement de savoir quel partenaire donne le plus de chances de gagner, mais aussi ce que Galán veut privilégier.
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