Les opérateurs français de padel ont franchi une étape significative en formant leur propre association nationale, distincte de la Fédération Française de Tennis, dans un mouvement décrit par un observateur comme un ‘petit tsunami’ pour l’industrie en France. L’Association Nationale du Padel (ANP), créée en avril, bénéficie du soutien important de l’Union Sport & Cycle (USEC), qui représente les marques, les détaillants et les installations de sports, de loisirs et de cyclisme en France.

L’ANP représente environ 75% des clubs privés de padel en France, qui possèdent 60% des courts du pays. Le site très basique de l’ANP indique que son ambition est de ‘structurer, soutenir et promouvoir le développement du padel à travers toute la France’. Ses objectifs incluent le soutien au développement du padel, des actions sociales, éducatives et sociétales liées au padel, la formation des arbitres, des entraîneurs, des organisateurs et des bénévoles, ainsi qu’une meilleure coordination des tournois.

Les opinions sont partagées sur le caractère antagoniste de cette initiative vis-à-vis de la Fédération Française de Tennis, qui régit également le padel en France. Romain Taupin, consultant respecté en padel français, suggère que l’ANP marque la création d’un ‘contre-pouvoir’ à l’organisme directeur, tandis que d’autres voient cela comme ‘un désir de cohabitation structurée plutôt qu’une opposition franche’ et affirment qu’il s’agit d’une tentative de créer une voix plus forte et unifiée pour relever les défis communs auxquels sont confrontés les clubs privés alors que le sport continue de croître.

Source : The Bandeja